HESAV

Jun 23, 2017

Une collaboratrice internationale

Veronika Schoeb Mezzanote a travaillé pendant plus de 10 ans à HESAV avant de déménager, en 2011, à Hong Kong. Malgré la distance, elle continue de collaborer avec HESAV et nous raconte son quotidien professionnel entre Lausanne et Hong Kong. 

Veronika, pouvez-vous nous décrire votre situation professionnelle actuelle ?
Je suis actuellement professeure assistante à la « Hong Kong Polytechnic University » (PolyU). J'interviens dans trois cours de méthodologie de recherche qualitative pour les étudiants bachelor, master et formation doctorale. De plus, j'enseigne les bases de la physiothérapie aux étudiants hongkongais et je donne aussi quelques cours sur les déterminants sociaux de la santé. 

En même temps, je travaille sur six projets de recherche sur les thématiques de la communication, de la collaboration interprofessionnelle et de la simulation. Plusieurs projets sont menés avec d’autres universités, p.ex. avec la Griffith University en Australie ou avec l’Université de Malmö en Suède. Avec HESAV, je collabore à deux projets de recherche, en tant qu’adjointe scientifique.

Comment cette collaboration internationale s’est-elle mise en place ?

J’ai travaillé à HESAV pendant plus de 10 ans. Lorsque je suis partie à Hong Kong, nous avons saisi l’opportunité qui se présentait de créer un pont entre HESAV et une université asiatique. Comme je connais bien mes collègues, il est aisé de collaborer à distance.

Quels sont les projets en cours avec HESAV ?

Le premier est un projet du Fonds National Suisse (FNS), sous la direction de Liliane Staffoni, Professeur associée, sur la thématique de la collaboration interprofessionnelle. Nous avons les premiers résultats et l’équipe de recherche a reçu le prix « Interprofessionnalité » de l’Académie Suisse des Sciences Médicales en décembre 2016. Nous aurons les résultats finaux en 2018. Lire le résumé du projet

Un deuxième projet concerne l'enseignement, plus précisément la simulation. Il est mené par la Dr Shirley Ngai de PolyU, en collaboration avec Liliane Staffoni et Corinne Gaudin, maître d’enseignement et responsable du programme « patients standardisés » à HESAV. Nous nous intéressons à la simulation avec des patients acteurs autour d'une situation de physiothérapie cardio-respiratoire. Des étudiants hongkongais de 3ème année sont venus à HESAV en décembre 2016 pour construire un module online destiné aux étudiants de la PolyU et de HESAV. Ces modules sont maintenant en cours d'évaluation et nous espérons pouvoir finaliser ce projet dans quelques mois.

Un troisième projet s'intéresse à l'interculturalité mais nous en sommes encore au stade d'élaboration, je ne peux donc pas vous en dire davantage pour le moment.

Quels sont les points positifs de ces échanges ?

Une collaboration internationale amène beaucoup à l'institution mais aussi aux personnes qui y participent.

Chaque institution a des pratiques différentes, cela permet des remises en question dans un objectif d’amélioration. Reconnaître une autre manière de faire est également le premier pas vers l'innovation. En outre, les personnes issues de diverses institutions ont des réalités différentes et amènent une contribution particulière à un projet tout en apprenant des autres.

In fine, avec de telles collaborations, ce sont les deux hautes écoles qui gagnent en reconnaissance internationale et dynamisme. Je suis convaincue qu’aujourd’hui, le milieu académique ne peut pas rester local, il se doit d’être ouvert au monde afin d'optimiser le transfert de connaissances.

Comment vous organisez-vous au niveau de la logistique ?
Cela demande une bonne planification et de la flexibilité de la part de toutes les personnes impliquées. Je suis une personne qui laisse beaucoup de liberté et les collaborateurs qui travaillent avec moi sont très autonomes. Il est évident que la confiance est de mise puisque si le travail n'est pas fait dans les temps ou que les priorités de mes collaborateurs ne sont pas les mêmes que les miennes, la collaboration devient impossible. Mais ces difficultés peuvent se présenter dans toutes collaborations, peu importe la distance. En plus, avec les moyens de communication d'aujourd'hui, notamment Skype, communiquer à distance devient vraiment simple.