HESAV

Dec 05, 2017

Formation postgrade : des salles de cours au terrain

HESAV est allé à la rencontre de la Dresse Sophie Guillot, médecin aux Hôpitaux Universitaires de Genève et participante au CAS en Santé materno-infantile dans les crises humanitaires, édition 2016. De retour d’une mission humanitaire en République Centre Africaine, elle nous parle de son expérience, du CAS et de ses enseignements par rapport à la pratique de terrain.

Quels sont les points positifs de la formation en Santé materno-infantile dans les crises humanitaires ?
Ce CAS est une formidable introduction aux métiers de l'humanitaire y compris les professions qui ne sont pas médicales. Les enseignements abordent des situations multiples telles que la guerre ou les catastrophes naturelles et permettent d'acquérir le raisonnement nécessaire afin d'aborder les problématiques spécifiques au terrain de l'humanitaire. Nous avons ainsi un aperçu global de ce qui nous attend lorsque nous partons en mission.

Quelle a été votre première mission sur le terrain suite à ce CAS ?
Je suis partie quatre mois avec Médecins Sans Frontières, section Suisse, en République Centre africaine. Une expérience unique et inoubliable, qui m'a permis de mettre en pratique les concepts vus dans le CAS.

En quoi les enseignements de ce CAS vous ont été utiles lors de cette mission ?
Le CAS nous prépare de manière optimale à ce qui nous nous attend sur le terrain et nous apprend à aborder les problèmes que nous pouvons rencontrer. Il permet également d'arriver avec un bagage théorique très utile dans un contexte où il y a peu d'encadrement et où on se retrouve livrés à nous-même avec un rôle qui dépasse largement celui que nous avons dans un hôpital en Suisse. J'ai principalement essayé d'aborder les problèmes rencontrés avec un regard de « professionnel de l’humanitaire" plutôt qu'avec mes réflexes de médecin suisse. Ce décentrement est un point essentiel traité dans le CAS : nous apprenons à réfléchir au-delà des pratiques acquises dans notre cursus professionnel.

Un mot pour les futurs participants ?
Pour les personnes intéressées par l’humanitaire, je recommande ce CAS sans réserves. Il permet d'aborder les missions avec un solide bagage et une préparation aux problématiques du terrain. Problématiques qui pourraient être déstabilisantes lorsqu’on n'y a jamais été confrontées. Les intervenants du CAS ont une grande expérience de la médecine humanitaire.  Leurs enseignements sont concrets et les concepts abordés tirés de leur vécu : les récits de leurs missions nous préparent adéquatement à ce qui nous attend sur le terrain