HESAV

May 03, 2018

20 kilomètres, des gestes qui sauvent et beaucoup de solidarité

20 kilomètres, des gestes qui sauvent et beaucoup de solidarité

Fidèles à leur engagement pour l’activité physique comme moteur de santé, 67 étudiants et collaborateurs de HESAV ont répondu « présent » pour les 20 kilomètres de Lausanne, comme chaque année. Ce dimanche 29 avril, ils étaient 48 au départ des 10 kilomètres,18 pour celui des 20 kilomètres et 1 pour le Nordic Walking. L’humeur – comme le temps – était au beau fixe devant la tente montée par HESAV.

L’engagement pour la santé a pris une tournure inattendue pour notre étudiant en Soins infirmiers Kevin Rebillard et les équipes de secours. « Au 19e kilomètre, quand je ne pensais plus qu’à finir, j’ai soudain vu une personne à terre. Quelqu’un lui portait déjà secours, mais ça paraissait important. J’ai trouvé absolument normal de m’arrêter : si j’ai fait l’école de Soins infirmiers, c’est pour aller travailler aux Urgences ». Heureusement, Kevin s’est aussi spécialisé dans les premiers secours lors de son service militaire et est déjà ASSC.

C’est une équipe de choc qui s’est dès lors mise à l’œuvre, formée de Kevin et du premier intervenant, qui est médecin. Le tandem a pratiqué le BLS (Basic Life Support) pour sauver cette personne qui avait cessé de respirer, avant l’arrivée de multiples équipes de secours. Le défibrillateur est arrivé en Segway, avec le secouriste Loïc Aubort, lui aussi étudiant en Soins infirmiers à HESAV. Il fait partie de la première équipe du Détachement Poste médical avancé (DPMA) du Service de protection et sauvetage de Lausanne. Le sauvetage a finalement été un travail d’équipe qui a rassemblé les samaritains et secouristes, un autre coureur lui aussi médecin, le SMUR et l’ambulance.

Quant aux deux premiers sauveteurs improvisés, ils ont décidé de terminer tout de même leur parcours, ensemble. L’exemple parfait de la solidarité.

Basic Life Support, un outil à utiliser

Comment notre étudiant infirmier a-t-il vécu cette intervention inattendue ? « J’avais déjà fait de la réanimation à l’hôpital, mais c’est la première fois que l’histoire semblait bien se terminer et je suis content », se réjouit Kevin. « Sur le moment, je suis resté concentré uniquement sur les gestes à faire ». Ce futur infirmier ne se voit pas comme un héros : « le BLS se pratique en équipe et c’était vraiment cela l’important».

Ce qu’il en retire est que « tout le monde peut le faire, une fois formé ». Sophie Jaussi Spina, Maître d’enseignement HES, enseigne le BLS à HESAV. Elle se trouvait également sur le parcours et confirme que « pratiquer le BLS – et peut-être sauver une vie - n’est pas compliqué en soit. Il faut juste avoir le courage de s’arrêter ! ».

 4 minutes pour sauver une vie

Sans intervention extérieure, un arrêt cardio-circulatoire entraîne rapidement une issue fatale. Les chances de survie diminuent de 10 à 15 % avec chaque minute qui passe et les lésions cérébrales deviennent irréversibles après 4-6 minutes. Or tout un chacun peut sauver des vies !

Le BLS a pour but d’agir efficacement en situation d’urgence vitale. Les participants apprennent à donner l’alarme et appliquer sur des mannequins les gestes qui sauvent. Ils apprennent aussi à reconnaître les signes et symptômes de l’infarctus du myocarde et de l’accident vasculaire cérébral (AVC), ainsi qu’à assurer leur propre sécurité.

HESAV propose ces cours à l’ensemble de ses collaborateurs et, bien sûr, à ses étudiants. Très conscient de l’importance de former le plus grand nombre, et notamment les jeunes, à utiliser les gestes qui sauvent, HESAV planche sur de nouveaux projets dans ce sens.

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