HESAV

Jul 24, 2018

Deux étudiants HESAV sur le stand HES-SO au Paléo Festival 2018

Comme chaque année, la HES-SO a participé au Paléo Festival de Nyon et a présenté « Deep », une scénographie qui invite à rendre visible l’invisible, que ce soit celui des profondeurs aquatiques, de l’infiniment petit ou de l’infiniment grand. La structure montée pour l'occasion a accueilli une dizaine d’animations présentées par des étudiantes et étudiants de différentes Hautes Écoles. 

Deux étudiants en physiothérapie de HESAV ont participé au projet « Apparences : mon plus grand handicap ? Celui qui ne se voit pas », avec des étudiantes et étudiants de l’EESP, l’EHL et la HES-SO Valais Tourisme. 


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Charlotte Villa et Gilles Yersin nous racontent leur expérience : 

Quel travail faites-vous à Paléo ?

Charlotte 
Je suis bénévole sur un stand de la HES-SO nommé « Apparences » en compagnie d'une équipe d'ergothérapeutes, d'une étudiante de l’Ecole hôtelière de Lausanne et d’une étudiante en tourisme.
Avant le Paléo, j'ai dû créer le stand en collaboration avec l'équipe, et maintenant je travaille quelques heures chaque jour à présenter au public notre projet et à répondre aux questions.

Gilles 
Je présente le projet « Apparences », accueille les festivaliers curieux de découvrir ce qu'il y a derrière les rideaux. Je les aborde et leur transmets les informations que j'ai recueillies au cours de ces 6 derniers mois et en profite pour essayer d'établir un dialogue sur leur vécu et leur ressenti.

Qu'est-ce que cela apporte à une étudiante ou un étudiant en Physiothérapie ?

Charlotte 
Cela permet de parler un peu de la profession, de modifier la vision réductrice selon laquelle le physiothérapeute ne fait que des massages, d'expliquer le cursus Bachelor et de faire la distinction entre ergo, physio, ostéo, etc. 
Sur le stand, nous parlons de handicap invisible. La thématique étant posée, les gens se sentent plus facilement à l'aise pour parler de leurs expériences et leurs problématiques. Cela m'apporte des témoignages poignants.

Gilles 
J'aime toucher à tout et découvrir de l'intérieur. Au-delà de la charpenterie et de la menuiserie, j'ai étoffé mes connaissances sur diverses pathologies, affiné ma sensibilité et ma compréhension grâce aux différents témoignages. Ce projet m'a, de plus, permis de rencontrer des étudiants en ergothérapie et au cours de discussions, découvrir leurs études et leurs principales préoccupations.


Comment sensibilisez-vous le grand public au domaine de la santé ?


Charlotte
Pour avoir le plus d'impact possible, nous avons choisi d'interviewer quatre personnes réelles ayant un handicap invisible et les mettre en lumière sur des affiches au format A1. Exposer l'impact du handicap sur leur vie fait prendre conscience aux gens que tout un chacun, malgré une apparence physique normale, peut en réalité souffrir et être pénalisé. Sur le stand, un jeu à 2 personnes est proposé : un participant est aveugle et l’autre a une vision tubulaire, plus un trouble de l'audition. Cela leur permet de prendre conscience du temps et de la concentration qu'une activité, même simple, peut prendre.

Gilles
J'essaie de trouver quelle est leur porte d'entrée. Grâce à de simples questions, je tente de découvrir ce qu'est le handicap pour eux. De là, j'écoute et rebondis sur leurs dires afin d'ajouter des pièces manquantes à leur puzzle, ou au moins répondre à leur curiosité. J'apprends avec le temps à en venir à l'essentiel, en évitant les banalités.